Le droit à l'erreur, intervention de Claire Blondel


L’expérience de Claire Blondel et ses filles

Dans cette vidéo Claire Blondel nous explique que notre culture française est responsable de cette peur de l’échec.
A partir d’exemples liés à ses filles scolarisées, elle nous présente quatre conséquences de cette peur de l’échec.


Conséquence 1 de la peur de se tromper : l’intolérance

Claire Blondel a vécu en Asie, au Japon plus particulièrement. Les codes sont différents, codes culturels, mais également manière de montrer un chiffre par exemple ou encore de calligraphier. Ainsi sa fille ayant appris la calligraphie anglaise et non française a été critiquée, reprise car n’écrivant pas bien.
Le risque à terme : penser qu’une seule façon d’écrire, de penser est correcte. Ne vaut-il pas mieux nous enrichir des différences des uns et des autres? Ne pas oublier que plusieurs voies sont possibles?

Conséquence 2 de la peur d’échouer : une mauvaise estime de soi.

A 9 ans, la fille de Sophie Blondel a dit :
"Je suis fatiguée d’avoir peur de me tromper."
En effet, depuis qu’elle était en France, elle accumulait les mauvais résultats à ses dictées. Convaincue que ses efforts étaient vains, elle n’essayait plus… Une amie s’est souvenue qu’elle avait de bons résultats dans son autre école, elle le lui a rappelé. L’enfant s’est alors remotivée et, après plusieurs excellents résultats, au moment du témoignage elle venait d’obtenir son premier 20/20. Un comble, sans ce regard, elle serait devenue une enfant en difficultés…
On ne le dira jamais assez : répéter à un enfant qu’il ne peut pas, c’est le meilleur moyen de l’empêcher de réussir.

Conséquence 3 : un manque d’autonomie face à ses erreurs.

Sophie Blondel évoque deux systèmes, le système Jidoka qui est destiné au monde professionnel au Japon (au lieu d’un contrôleur en fin de chaine, c’est l’opérateur qui auto-évalue son travail et peut arrêter la chaine en cas de souci) et le système auto-correctif Montessori destiné aux enfants.
Dans ces systèmes ce n’est pas une personne extérieure qui contrôle, il ne s’agit plus d’agir par peur ou pour plaire, mais d’agir pour soi.

Conséquence 4 : un manque de persévérance

En doutant de soi, en ne sachant plus pourquoi on agit, la moindre difficulté nous pousse trop souvent à abandonner. La petite voix en nous répète : « laisse-tomber, tu n’y arriveras pas« , cette petite voix n’est pas la nôtre, ce sont toutes les voix que nous avons entendues depuis que nous sommes petits, ces voix qui croyant souvent bien faire pointaient nos erreurs au lieu de nous encourager.
Winston Churchill : "Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme."
Ne perdons pas notre enthousiasme, tentons encore et encore!  Le meilleur moyen de savoir si ça peut fonctionner, n’est-il pas d’essayer? Alors qu’en dites-vous : et si nous proposions aux enfants d’essayer encore et encore en regardant ce qui fonctionne, en les laissant tenter et réussir?

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